2019 sera l’année des smartphones pliables. Les plus grandes entreprises mondiales de téléphonie mobile s’accordent sur ce point, et certaines ont déjà commencé à communiquer, produire, voire même à vendre les premiers smartphones pliables de l’histoire.

Pourtant le pari est risqué, comme toujours lorsque se croisent sur un chemin encore inconnu de l’histoire technologique les ambitions immenses des multinationales. On assiste actuellement à un fait rare. Ces entreprises en sont encore à dépenser des milliards en recherche et développement, mais se voient pourtant déjà obligées de présenter leurs premiers résultats au monde entier, à l’occasion des conférences internationales liées aux nouvelles technologies telles que le CES de Las Vegas ou le MWC de Barcelone. Ces conférences sont, comme nous allons le voir, des dates cruciales pour les développeurs.

Il faut dire que la concurrence est rude, et l’on assiste en ce moment même à de nombreuses annonces des géants coréens, chinois ou américains visant à couper l’herbe sous le pied de leurs rivaux.

Dans cette course, le premier arrivé ne sera pas forcément le gagnant, n’en déplaise au challenger actuel, le FlexPai de Royole.

En effet, aux innombrables obstacles matériels et technologiques vient s’ajouter un problème de taille : les utilisateurs sauront-ils accueillir ce nouveau bijou technologique ? Ce n’est pas évident, car, puisque personne n’en a encore fait l’expérience du smartphone pliable, il est difficile de prévoir s’il saura trouver son public, curieux certes, mais pas encore séduit.

Par ailleurs, dans cette course au succès, nul doute que le prix de vente sera lui aussi un facteur déterminant de succès ou d’échec. Or c’est ici un problème de taille, puisque les smartphones pliables, dotés de nouveaux matériaux, ont un prix de fabrication, et donc de vente, nettement plus élevé que nos smartphones traditionnels.

Des smartphones pliables pour répondre à un contexte de lassitude des utilisateurs traditionnels :

2018 a été une année sombre pour les industriels du smartphone. Durant les quatre trimestres de l’année dernière, les ventes globales n’ont cessé de chuter. Cette situation particulière, due en partie à une saturation grandissante du marché des smartphones, a causé de grands chamboulements sur la scène des géants.

Un géant du smartphone détrôné

Une étude approfondie d’IDC démontre en effet que sur une échelle globale, le nombre de smartphones vendus a baissé d’environ 6% au troisième trimestre 2018 par rapport à l’année précédente. De ce fait, le nombre d’unités vendues s’est vu particulièrement limité pour ce dernier trimestre de l’année, peinant à atteindre les 355,2 millions.

Une situation inédite qui a notamment permis à Huawei, l’outsider chinois, de détrôner Apple, leader jusque-là incontestable du marché après Samsung. Apple se retrouve donc désormais à la 3ème place du podium. Point notable, cela n’était pas arrivé depuis 2010.

En effet, « seuls » 46.9 millions d’IPhones se sont vendus en 2018, contre 52 millions pour la marque chinoise. Pour autant, ces chiffres étonnants ne démontrent pas une perte de vitesse pour la firme créée par Steve Jobs. Avec un chiffre d’affaire bondissant de 29% dans un même temps, et qui s’expliquerait notamment par les bonnes ventes des iPhone XS et iPhone XS Max ainsi que par l’engouement stable pour ses produits plus anciens tels que l’IPhone 8 et 8 plus, Apple est très loin d’être hors course.

Rappelons simplement que l’IPhone X est le smartphone le plus vendu au monde. C’est pourquoi il est plus que vraisemblable que le nouveau marché des smartphones pliables soit pour Apple un terrain de jeu stratégique, une autoroute d’innovations et de ventes. Mais comme toujours, il entoure pour l’instant ses projets de la plus grande discrétion.

Des smartphones pliables pour des utilisateurs toujours plus exigeants

Certes le marché des smartphones est saturé, et cela implique un changement de paradigme chez les utilisateurs : on passe d’une ère de croissance à une ère cyclique. Maintenant qu’une grande partie de la population dispose d’un smartphone, c’est sur le renouvellement du matériel que repose le succès de l’entreprise.

Les analystes considèrent néanmoins que ce n’est pas là un frein à la croissance, puisqu’il est évident que depuis longtemps le smartphone est devenu un objet indispensable. Utilisé au quotidien pour des applications et services toujours plus nombreux, le smartphone a désormais surpassé l’ordinateur. Pour s’en convaincre, il suffit par exemple d’observer que Google lui-même a changé ses paradigmes, passant l’année dernière au Mobil First Index. Désormais, ce sont les pages de votre smartphone qui lui servent de référence pour l’indexation, et non plus les pages de votre ordinateur.

C’est dire si l’on pouvait observer de loin le besoin naissant d’un smartphone adapté à ses nouvelles utilisations.

La tablette disparait au profit des phablets :

Phablet (ou phablette), c’est le nom que l’on donne à ces nouveaux smartphones dont la taille dépasse généreusement celle des smartphones habituels, et qui sont apparus en force sur le marché ces dernières années.

Cette augmentation de la taille des smartphones n’est pas un hasard. Elle va de pair avec l’exigence des utilisateurs. De plus en plus, on veut pouvoir regarder des vidéos sur YouTube ou Netflix, jouer à des jeux ou regarder des films sur son smartphone. Ce qui avait causé l’engouement pour les tablettes était justement cette possibilité de disposer d’un outil assez grand pour regarder des vidéos, mais plus petit qu’un ordinateur, même portable.

Les constructeurs de smartphones se sont adaptés à ces nouvelles exigences. Et il ne fait nul doute que le smartphone pliable est une suite naturelle à cette évolution du rapport taille du smartphone/ taille de l’écran.

D’une certaine manière, un smartphone pliable est un tour de passe-passe. Il répond technologiquement au problème « comment disposer d’un objet dont l’écran soit assez grand pour regarder confortablement un film, mais dont la taille est assez petite pour rentrer dans ma poche ? ».

Les contraintes technologiques soulevées par le concept de smartphone pliable :

C’est dans ce contexte d’effervescence totale, tant du côté des utilisateurs que des industriels, que Samsung et Royole ont choisi de présenter leurs smartphones pliables.

Il faudrait en réalité plutôt parler ici de prototype de smartphone pliable, car les deux compagnies se rejoignent sur le fait que le produit n’est pas encore exactement terminé. Certaines contraintes n’ont pas encore trouvé de réponse, aussi on reste pour l’instant à l’ère de la communication autour d’un concept nouveau et à venir.

De sorte que même lors de la présentation du Samsung pliable à la SDC 2018 (Samsung Developer Conference, la conférence annuelle du géant coréen), le smartphone présenté sur scène était entouré d’une épaisse coque empêchant d’en observer les détails, sous une lumière particulièrement tamisée.

Gif Méta : démonstration du Galaxy F à la SDC 2018
Gif Méta : démonstration du Galaxy F à la SDC 2018

Effet d’annonce ? Difficile à dire, mais l’engouement de Samsung à présenter un produit non terminé est sans aucun doute lié à la présentation faite quelques semaines plus tôt du FlexPai par le rival chinois Royole.

Quelles sont donc ces problématiques majeures à la construction d’un smartphone pliable, qui empêchent jusqu’ici les constructeurs de présenter un produit qui ne soit pas qu’un prototype ?

La technologie OLED au service des écrans de smartphones pliables

Le tout premier défi évidemment, est de créer un écran pliable.

Il faut bien ici comprendre que le challenge consiste non pas à relier deux écrans par une charnière (ce qui a déjà été proposé avec le Axon M de ZTE), mais bien à proposer un unique écran flexible. Or jusqu’ici, et après des années de recherches, la seule réponse viable semble émaner de la technologie OLED.

Vous ne le saviez peut-être pas, mais les écrans flexibles font déjà plus ou moins partie de notre quotidien. Utilisés depuis quelques années pour la construction des écrans incurvés de certains smartphones (Samsung Galaxy Round ou LG G Flex) ou pour celle d’objets connectés de petite taille (appareils photos, oreillettes Bluetooth, etc.), c’est là une technologie extrêmement novatrice, et dont on devine qu’elle offre un champ des possibles plus varié encore que nos utilisations actuelles .

Cette technologie OLED (pour Organic Light-Emitting Diode) est brevetée pour la 1ère fois par Kodak en 1987.

Comment fonctionne la technologie OLED ?

Cette technologie repose sur l’utilisation de diodes superposées, et qui émettent leur propre lumière dès lors qu’elles sont alimentées par un courant électrique. C’est déjà une révolution, puisque jusqu’ici les types d’affichages traditionnels étaient basés sur un système de rétroéclairage.

Pour comprendre son fonctionnement, il suffit de considérer que sur un écran OLED, chaque pixel est composé de trois diodes juxtaposées, correspondant aux trois couleurs à partir desquelles sera formée l’image : le rouge, le bleu et le vert. L’épaisseur de ces diodes est inférieure à un millimètre.

Ce qui est particulièrement intéressant dans la technologie OLED, et ce grâce à quoi elle a pu être utilisée dans la construction de smartphones flexibles, c’est le fait que ces diodes sont toutes constituées d’un semi-conducteur organique.

Cette particularité est précisément ce qui rend possible l’émancipation d’un rétro-éclairage. Le semi-conducteur organique s’éclaire de lui-même. L’épaisseur en est si réduite qu’on peut enfin réfléchir à rendre le matériau flexible.

Avantages et inconvénients de la technologie OLED appliquée aux smartphones

Les smartphones dotés de la technologie OLED n’ont plus besoin de rétroéclairage. C’est là une importante économie d’énergie que voient d’un très bon œil les constructeurs, inquiets des problèmes d’autonomie que posera vraisemblablement l’utilisation d’un smartphone pliable dont l’écran sera d’une taille bien supérieure à celle des smartphones actuels.

Mais cette économie d’énergie et la flexibilité rendue possible par la finesse du dispositif ne sont pourtant pas les seuls avantages de la technologie OLED.

En effet, ces écrans ont de meilleurs rendus de couleurs, un contraste bien supérieur et un temps de réponse grandement amélioré que ce à quoi nous étions habitués. Cette amélioration notable de la qualité de l’image est en fait rendue possible par la luminosité directe de chaque pixel qui constitue l’écran.

Par conséquent, elle s’accompagne aussi d’un meilleur rendu des noirs. Il ne s’agit plus désormais d’un noir créé par rétroéclairage comme sur les écrans LCD, mais bien d’un noir véritable, d’une absence de lumière.

Mais malgré toutes ces qualités, la technologie OLED souffrirait pour l’instant encore de certains points faibles.

En tout premier lieu, sa durée de vie encore limitée, estimée jusqu’ici à 14 000 heures. Il semblerait que les acteurs de l’industrie des smartphones pliables aient partiellement répondu à ce problème : lors de la présentation du FlexPai de Royole le nombre de 200 000 pliages possibles avant détérioration du matériel a été avancé. On ignore par contre ce qui se passe ensuite.

L’autre grand point faible de la technologie OLED réside dans sa faible résistance reconnue à l’humidité, due à la grande sensibilité de ses composés conducteurs organiques. Une faiblesse que vient encore augmenter l’absence de verre protecteur de type Gorilla Glass sur les smartphones pliables, qui empêcherait justement toute flexibilité.

Enfin, le prix, à n’en pas douter, risque d’être un sérieux frein au succès de l’entreprise : on estime qu’un écran LCD à 16 dollars couterait 78 dollars en version OLED.

Quel système d’exploitation pour les smartphones pliables ?

Le principe même du smartphone pliable implique en soi deux défis technologiques de taille : un mode multitâche efficace, et une aptitude plus prononcée d’adaptabilité du système aux changements de taille de l’écran. Google prévoit de répondre à ces nouvelles problématiques technologiques grâce son Android Q.

Tout d’abord, en proposant un mode « plié », ces nouveaux dispositifs présenteront à leurs utilisateurs deux écrans, et devront donc s’engager sur la possibilité de les utiliser tous les deux à la fois. Le problème concerne ici les capacités limitées du mode multitâche. Depuis son Android Nougat, l’OS proposait en fait déjà un mode multitâche, mais les capacités limitées dont il souffrait empêchaient la réelle utilisation à un mode rendant possible plusieurs utilisations en même temps.

En effet, le mode multitâche actuel limite toujours ses performances à un seul écran. En mettant en pause les applications présentes sur l’autre écran (sur certains modèles à double écran), il s’agissait donc plutôt d’une amélioration des capacités rendant de fait le mode multitâche à peu près inutile.

C’est précisément ce que Google entend résoudre grâce à son Android Q : un mode multitâche véritablement performant, qui saura s’adapter aux smartphones pliables et à leur utilisation.

Le second défi relevé par Android Q est le screen continuity. Cet OS performant devrait normalement permettre au système de comprendre et de s’adapter aux changements de taille et d’orientation de l’écran.

Pour comprendre au mieux ce principe, il suffit d’observer que sur nos smartphones actuels, les OS sont capables de s’adapter aux modes « portrait » ou « paysage ». Vous consultez vos messages en mode portrait, et tout à coup vous désirez regarder une vidéo. En basculant votre écran, vous pouvez observer toutes vos applications s’adapter géographiquement à l’espace de votre écran, et la vidéo se mettre d’elle-même en mode « plein écran ».

C’est précisément cette aptitude qu’entend pousser Android, car avec les smartphones pliables, il conviendra d’ajouter à ces fonctionnalités la possibilité de s’adapter à un écran plus grand, plus changeant, et même à un multi-écrans.

Le FlexPai de Royole : pionnier dans le domaine des smartphones pliables

Cela faisait des années (depuis 2012, en fait ) que Samsung disait travailler sur la conception de smartphones pliables révolutionnaires. Tout le monde s’attendait à ce que le coréen soit le premier à présenter son smartphone pliable, et les nombreuses sorties de DongJing Koh, le President of the Mobile Communication Business at Samsung Electronics n’étaient pas faites pour calmer l’impatience des plus curieux.

Au fil des années, de nombreux concurrents ont exprimé leur ambition claire de mettre sur le marché leurs propres smartphones pliables, et ce aussi rapidement que possible. On peut à titre d’exemple citer le coréen LG ou le chinois Huawei.

Mais l’histoire a voulu que ce soit Royole qui soit la première à présenter au monde un smartphone pliable en réel état de fonctionnement. Retour sur une course à la communication aux nombreux rebondissements.

Le smartphone pliable de Royole : une victoire marketing mais une déception technologique

C’est au CES 2019 (Consumer Electronics Show®) de Las Vegas que la marque chinoise a décidé de marquer son entrée dans le mode des smartphones pliables, en présentant son FlexPai au public occidental.

Disponible depuis quelques mois en Chine et dans une version réservée aux développeurs, nombreux sont les curieux et journalistes hi-teck qui ont saisi cette occasion d’être aux premières loges de ce qui est supposé être la nouvelle ère des smartphones.

Cette effervescence a eu pour effet immédiat une projection de l’entreprise et de l’objet sur le devant de la scène internationale. Le FlexPai devient ainsi le « premier smartphone pliable au monde », et Royole peut en tout cas se targuer d’avoir fait là un très gros coup marketing.

Incontournable en Chine sous le nom de Rouyu Technologies, l’entreprise était, jusqu’à il y a peu, à peu près inconnue de ce côté du monde. Mais son nom apparait désormais dans aux côtés des géants traditionnels tels que Samsung, LG, ou Huawei. Néanmoins, on aurait peut-être pu s’attendre à cette ambition de la part de Royole, qui depuis quelques temps déjà multipliait les annonces et avait même présenté ses chapeaux dotés d’écrans au salon IFA 2018 de Berlin.

Ce succès est-il technologique ou purement marketing ? Face aux nombreuses critiques faites à l’encontre du smartphone pliable de Royole une fois passée l’excitation de la découverte, on se rend compte que l’on a dans les mains un produit qui s’apparente plus à un prototype. « Relativement épais », « finition laissant à désirer » et autres « objet décevant » ont rapidement entouré l’évènement.

Mais l’important, dit-on, c’est qu’on parle de vous. Royole a remporté une première victoire indiscutable mais peut-être le constructeur chinois devra-t-il proposer une version plus poussée encore que celle qu’il a présentée au CES 2019, s’il veut dépasser le simple effet d’annonce et conquérir le public occidental.

Fiche technique du FlexPai de Royole : sous le capot du 1er smartphone pliable au monde


Méta : Vidéo de présentation du FlexPai de Royole :
Sur cette vidéo de présentation signée Royole, on peut avoir un aperçu des fonctionnalités et de l’esthétique générale du tout premier smartphone pliable.

Pour se représenter au mieux le FlexPai, il suffit d’imaginer une tablette capable de se plier en deux en son milieu. Le smartphone une fois déplié affiche une diagonale écran de 7,8 pouces avec un ratio de 4:3, pour un écran à la définition graphique honorable mais non révolutionnaire avec ses 1920 x 1440 px (équivalent donc à une densité de 308ppp en termes de pixels).

Une fois replié en position « smartphone », l’appareil présente deux écrans de 4 pouces chacun avec des ratios différents : 16:9 pour le premier, 18:9 pour le second. Lorsqu’il n’est pas sollicité, ce second écran se met apparemment en veilleuse automatiquement, mais peut tout à fait être utilisé de façon indépendante du premier puisque le smartphone pliable est notamment doté d’un support double-SIM.

Un smartphone pliable à l’esthétique décriée

C’est un point qui peut faire toute la différence. Dans l’univers des smartphones, on est allé si loin dans le soin apporté aux designs que ceux qui proposent des formes plus simples prennent le risque de passer à côté d’un grand nombre d’acheteurs éventuels. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le modèle présenté par Royole au CES n’a pas séduit par sa forme.

Certes peu gracieux, on le dit trop épais pour réellement tenir dans une poche de pantalon une fois replié. C’est pourtant tout l’intérêt de l’appareil, que de pouvoir « se transformer » de tablette en smartphone. La marque chinoise établissant même sur son site officiel que « le FlexPai peut tout aussi bien être utilisé plié ou déplié, alliant la portabilité d’un smartphone à la possibilité de déployer un écran de la taille d’une tablette à haute-définition ».

Mauvais point, donc, pour Royole. Et malheureusement, l’épaisseur du FlexPai n’est pas le seul reproche esthétique adressé au fabricant chinois. Les contours généraux du smartphone pliable semblent en effet ne pas faire d’émules particulières. Outre le fait que le dos de la tablette ait été plusieurs fois critiqué pour être particulièrement sensible aux inévitables traces de doigts, il semblerait que le tout ne parvienne encore à se différencier, sur le plan esthétique, des tablettes les plus modestes du marché.

On l’aura compris, ce n’est donc pas sur l’esthétique que Royole a misé pour faire de son smartphone pliable un produit à succès.

Sous le capot du FlexPai : un SnapDragon qui peine à faire du feu

C’est apparemment d’un SoC Snapdragon 855 que sera dotée la première phablette pliable au monde. Par SoC, on désigne un « système sur une puce » (System On Chip), c’est-à-dire un système embarqué fonctionnant sur une seule puce centrale. Cette puce est ce qui fait fonctionner mémoire, microprocesseurs, périphériques, et tous les autres composants utiles au fonctionnement de l’appareil.

Il est à noter que ce nouveau modèle Snapdragon 855 était très attendu voire nécessaire, puisqu’il se pose en remplaçant du Snapdragon 845, assumé comme étant maintenant dépassé, selon les mots même de Qualcomm, l’entreprise à l’origine du projet.

Quels sont les avantages du SnapDragon 855 face au 845 ? Sans doute peut-on résumer la situation en écrivant simplement que tout y est amélioré : performance, consommation d’énergie, rapidité de réponse, encombrement réduit, etc.

En un mot, le SnapDragon 855, que l’on devrait par ailleurs retrouver sur un grand nombre de smartphones phares de l’année à venir, se présente comme particulièrement performant.

Le FlexPai prouverait-il alors toute sa valeur sur le plan de ses performances, palliant ainsi le cruel manque d’élégance de son design ? Non. Apparemment, l’appareil est même, dans une grande majorité des utilisations les plus quotidiennes, d’une lenteur étonnante.

Dans sa review , le journal Techradar le décrit en ces termes : « avec cela à l’esprit (le fait que le FlexPai dispose d’un SnapDragon 855), il est incompréhensible que le modèle qu’on a vu soit si lent à faire quoi que ce soit. Prendre une photo était lent. Le faire passer de forme tablette à smartphone était lent. Ouvrir les paramètres (…) était… vous avez deviné. Lent ».

Pourtant le FlexPai avait, sur le papier tout pour fonctionner parfaitement, avec ses 6 Go de RAM fonctionnant pour l’instant sous Android 9.0 Pie. Espérons néanmoins que Royole parvienne à doter son smartphone pliable de l’Android Q à venir !

En outre, ce modèle est pour l’instant doté d’une puce 4G, ce qui parait étonnant au vu de la très prochaine mise en circulation de la technologie 5G. Mais, sur ce point encore, Royole promet une très prochaine mise à niveau.

L’écran du FlexPai :

Sur sa présentation officielle, Royole sait nous mettre l’eau à la bouche.

Le constructeur chinois nous promet en effet monts et merveilles : « plongez dans vos jeux grâce à l’écran large, brillant et haute-définition du FlexPai », « un écran large, une haute résolution, un contraste élevé et une portabilité qui vous laissent profiter de son contenu, où que vous soyez ».

Sur ce point encore, les quelques chanceux qui ont pu avoir en main le FlexPai se sont montrés pour le moins dubitatifs. Il est vrai que sa résolution à 1920 x 1940 avec une densité de 308 pixels par pouce est satisfaisante si l’on considère qu’elle se positionne dans la juste moyenne des smartphones dont nous disposons déjà. Mais ce point semble lui aussi subir les critiques des journalistes, qui sont nombreux à décrire ses couleurs très peu naturelles et hyper saturées. Certains ont même souligné une fâcheuse tendance du smartphone pliable au banding : l’écran laisserait apparaitre des bandes sombres lors du visionnage de vidéos par exemple.

FlexPai : appareil photo, batterie et prise jack

Le smartphone pliable intègre deux capteurs photos au capacités à peu près satisfaisantes de 16 et 20 mégapixels. Espérons qu’à l’instar d’un modèle à peu près équivalent tel que le Xperia M5, ses capteurs ne se caractérisent pas par une stabilité capricieuse.

La batterie du FlexPai est peut-être l’un des éléments jouant en sa faveur. D’une puissance de 3.800 mAh, elle présente l’intérêt notable de se charger très rapidement, grâce à la technologie Ro Charge du constructeur chinois.

Enfin, et c’est là un point noir évident, le FlexPai dans sa version actuelle ne dispose tout simplement d’aucune prise jack : qu’en est-il des communications main-libre, de la transmission FM ou tout simplement de l’écoute de vos morceaux préférés sur votre smartphone pliable ? L’histoire ne le dit pas.

Combien coûte le FlexPai de Royole ?

Nous l’avons vu, le tout premier smartphone pliable signé Royole ne semble briller que par sa capacité, certes novatrice, à pouvoir être plié. Mais ni ses capacités d’affichage, ni sa rapidité d’exécution, ni même ses capteurs photo ne semblent vraiment être à son avantage.

On le sait, le coût d’une technologie, si nouvelle soit-elle, peut être un frein certain et définitif à son succès. L’entreprise Royole a-t-elle tenu compte des résultats très incertains de son smartphone pliable avant d’en décider un coût de lancement ? Rien n’est moins sûr, malheureusement.

Il existe deux modèles pour le FlexPai : une version dotée de 128 Go de mémoire, et une de 256 Go. Pour la première, il vous en coutera la modique somme de 1388 euros, tandis qu’il faudra déverser 1539 euros pour la seconde. Ce qui fait tout simplement du FlexPai le smartphone le plus cher commercialisé à ce jour.

Le FlexPai de Royole, en résumé :

 

  • Ecran : 7,8 pouces Amoled pliable
  • Résolution de 1920 x 1440 pixels (308 ppp)
  • Processeur : Qualcomm Snapdragon 855 à 8 cœurs cadencé à 2,84 GHz
  • Mémoire vive (RAM) : 8 Go
  • Espace de stockage : 128 Go ou 256 Go avec port microSD
  • Caméra : double capteur de 16 et 20 mégapixels
  • Dimensions : 134 x 190,3 x 7,6 millimètres
  • Poids : 320 grammes
  • Prix : entre 1388€ et 1539€

    Samsung Galaxy F : le favori parmi les smartphones pliables

    Personne ne s’attendait à ce que Royole sorte le premier son smartphone pliable. On misait sur Samsung, LG ou Huawei, mais l’outsider chinois s’est invité aux premières loges de ce que l’on nous présente comme la nouvelle ère technologique. S’agit-il réellement d’une nouvelle ère ? Impossible, pour l’instant, de répondre à cette question.

    On peut par contre sérieusement postuler sur le fait que Samsung parviendra à créer plus d’émoi avec son smartphone pliable Galaxy F, que n’est parvenu à le faire Royole avec son FlexPai.

    Et à l’heure où nous rédigeons ces lignes, l’histoire est en train de s’écrire. Une vidéo fuite sur internet, puis des panneaux publicitaires bien mystérieux sont dressés dans tout Paris, pour qu’enfin la marque affiche clairement ses intentions dans un teasing soigné pour nous mettre l’eau à la bouche.

    Désormais on en est sûr, Samsung prépare quelque chose et quoi que ce soit, « le futur se déplie » …

    Méta : Capture d’écran du teasing mis en ligne par Samsung le 11 février 2019

    Samsung créé l’évènement médiatique autour de son smartphone pliable

    Le nom même de Galaxy F n’est pas encore absolument établi. Le premier smartphone pliable du coréen Samsung pourrait, selon certains, s’appeler Galaxy X, quoique la balance penche de plus en plus pour le F de foldable (pliable).

    Comme vous pouvez le voir sous la vidéo, un lien nous propose d’en apprendre plus (« Learn more ») : en cliquant dessus, on est redirigé vers la plateforme de live streaming sur laquelle donc, le 20 février, sera enfin dévoilé au monde le smartphone pliable. Jusque-là, il faudra donc attendre.

    Mais ce teasing n’est pas le premier indice nous mettant sur la piste d’un évènement majeur chez Samsung. Une vidéo avait (soi-disant) fuité quelques jours auparavant. Or cette action « tout à fait involontaire de la part de Samsung », a eu un effet plus retentissant encore que le teasing officiel, et a fait parler toute la toile. Une sorte de teasing du teasing pour Samsung, qui s’offre là un merveilleux coup marketing, et surpasse ainsi de très loin le retentissement qu’a eu la sortie du FlexPai.

    Dernier élément en date ? Ces affiches, qui depuis quelques jours à peine inondent les grandes villes de France, à commencer par Paris, comme le révèlent nos confrères de Techadvisor .

    La technologie OLED de Samsung : un très gros point d’avance pour le coréen.

    Ainsi Samsung a répondu par une campagne médiatique pour le moins féroce face à Royole, qui lui avait coupé l’herbe sous le pied.

    Pour autant le fait de n’être que le second à concrétiser le projet est déjà plus ou moins réparé à la vue de l’énormité du buzz qui entoure la sortie du smartphone pliable de Samsung. La réalité, c’est qu’on parle en effet bien plus du smartphone pliable à venir de Samsung que du premier smartphone pliable au monde, déjà sorti, par Royole. Une victoire médiatique incontestable, donc.

    Mais il y a un autre élément qui fait que Samsung part avec une avance absolument considérable sur le terrain des smartphones pliables. Une avance telle que même LG, Huawei, et n’ayons pas peur de le dire, Apple, risquent d’avoir rapidement un retard considérable sur la firme coréenne.

    Rappelons que l’élément central de cette innovation technologique qu’est le smartphone pliable réside en son écran conçu grâce à la technologie OLED. Ainsi tous les smartphones pliables à venir sont soumis à cette technologie.

    Or selon une étude d’IHS Markit citée par nos confrères de Les numériques , 93% des revenus réalisés sur la technologie OLED le sont avec des dalles fabriquées par Samsung.

    Disons-le ainsi : il n’existe aucun vrai concurrent à Samsung sur le terrain des écrans de smartphones dotés de la technologie OLED (ses deux plus proches rivaux ne représentant même pas ensemble 15% du marché). Apple se serait rapproché des services de LG, mais là encore ce n’est qu’un coup de bâton dans l’eau pour le géant coréen, en situation de quasi-monopole.

    Ce dernier, en plus de partir avec une belle longueur d’avance à la conquête du nouveau marché des smartphones pliables, a donc su faire en sorte d’être un partenaire incontournable ou presque pour tous les autres prétendants, lesquels devront nécessairement faire appel à ses services.

    A quoi ressemblera le Samsung Galaxy F ?

    De quoi est composé le Galaxy F ? Quelle forme aura-t-il ? Souffrira-t-il des mêmes défauts que son ainé, le FlexPai de Royole ?

    C’est ce que nous allons voir à présent, à la lumière des quelques éléments qui nous ont été transmis. Beaucoup demeurent néanmoins incertains à ce jour, aussi nous avons fait un travail minutieux de recherche des éléments les plus probants concernant les composants et technologies mis en avant par Samsung pour son smartphone pliable.

    A commencer par l’esthétique générale du Galaxy F. On ne sait pas encore à quoi va ressembler ce smartphone pliable. Mais l’on connait le soin généralement apporté par Samsung au design de ses smartphones, aussi sommes nous en droit d’attendre un bel objet.

    Let’s Go Digital imagine le prochain smartphone pliable de Samung

    Modélisation prédictive en 3D du Galaxy F par Let’s Go Digital

    Let’s Go Digital s’est lancé dans le design d’anticipation, en se basant sur les contours aperçus sur la vidéo « fuitée » de Samsung ainsi que sur les divers brevets accessibles jusqu’ici, et ce pour un rendu 3D très réaliste. On y voit les contours sobres d’un smartphone aux côtés de ce que l’on croirait être une tablette particulièrement fine, si l’on ignorait qu’il s’agit en fait d’un seul et même objet.

    Difficile bien entendu d’avoir pour l’instant une idée précise de l’objet d’un point de vue esthétique. Mais à supposer que ce design proposé par Let’s Go Digital s’approche un tant soit peu de la réalité, on peut déjà considérer que Samsung semble proposer un smartphone pliable bien plus harmonieux que Royole.

    Les caractéristiques de l’écran pliable du Galaxy F

    Sur ce point encore, nous devons nous reposer uniquement sur l’étude des brevets et rapports autour du projet, puisque les chiffres et éléments exacts ne sont connus de personne.

    Néanmoins, d’après les observateurs les plus crédibles, le Galaxy F de Samsung devait être doté d’un écran Infinity Flex de 7,3 pouces lorsqu’il est déplié. À titre de comparaison, la tablette Samsung Galaxy Tab E mesurait 7 pouces (mais son succès fut extrêmement relatif, compte tenu notamment de sa résolution très décriée).

    En position smartphone, le Galaxy F devrait avoir une taille de 4,6 pouces : c’est à peine plus petit que le Galaxy A3, et c’est exactement la taille d’une grande partie des produits Xperia, et notamment du XZ1 compact.

    À noter que l’on ne parle peut-être pas là de deux écrans, mais de trois : on peut en effet supposer que Samsung prévoir un mode semi-déplié (imaginez un V à l’envers), permettant par exemple à deux personnes de jouer face à face sur le même smartphone.

    Quelle résolution d’écran pour le smartphone pliable de Samsung ?

    Les chiffres sont officiels , proviennent de Samsung lors de la présentation du smartphone pliable au SDC 2018 et semblent crédibles, quoique nous ne soyons pas à l’abri d’une surprise au moment de la sortie officielle.

    Loin de la résolution 4K supposée par certains, on comprend donc qu’en mode plié, le Galaxy F devrait proposer une résolution de 840 x 1960, tandis qu’il passerait à une résolution de 1536 x 2152 une fois déplié. Ce qui parait honorable, bien qu’il n’y ait là rien de révolutionnaire, puisqu’à titre de comparaison, le Galaxy S9 proposait lui une résolution Quad H+ de 2960 x 1440.

    Galaxy F : une capacité de stockage importante

    Quoiqu’on ne connaisse pas encore les chiffres officiels sur ce point, il y a fort à parier que le Galaxy F bénéficie des avancées technologiques de son époque. Parmi celles-ci, la réduction des composants en matière de stockage, permettant à de très petits dispositifs de contenir un nombre élevé de données.

    Le fait est que Samsung est très en avance sur ce domaine, est serait parvenue à doubles la capacité de stockage de ses puces eUFS 2.1, les portant à 1 To !

    Il y a donc deux éventualités avancées par les observateurs sur ce point : soit Samsung aligne les capacités de stockage de son Galaxy F aux normes actuelles du marché (512 Go), par souci de proposer un smartphone pliable à un prix presque raisonnable, soit la firme coréenne pousse son ambition jusqu’au bout, et dote son appareil des dernières capacités. Beaucoup supposent que Samsung laisserait cet avantage considérable à son autre projet à venir, et dont la présentation devrait se faire exactement le même jour, le Galaxy S10.

    Dernier point à souligner : il semblerait qu’en plus de proposer cette hallucinante capacité de stockage, les nouvelles mémoires flash eUFS 2.1 aurait la capacité de transférer ses données à une vitesse 10 fois supérieure à la moyenne actuelle …

    Quelle batterie pour le smartphone pliable de Samsung ?

    Naturellement, avec un produit aussi ambitieux que le Galaxy F, on se doute que la firme a prévu le coup en le dotant d’une batterie très performante.

    Ce qu’on ignore par contre, c’est le nombre de batteries présentes dans le smartphone pliable : plusieurs bruits de couloirs spéculent sur la présence d’une batterie énorme (5000 voire même 6000 mAh). Mais d’autres supposent que Samsung profitera de la forme particulière de son appareil pour y intégrer non pas une mais deux batteries. Dans cette hypothèse, on suppose que chacune aurait une puissante de 3100 mAh, soit au total 6200 mAh déployés au fonctionnement du smartphone pliable.

    Jusqu’ici, seules les tablettes étaient dotées d’une telle puissance. Mais ces 6200mAh ne seront pas de trop, compte tenu de la présence des 2 écrans, de la capacité de stockage et de la résolution du Galaxy F.

    Combien va coûter le smartphone pliable de Samsung ?

    Sur ce point central, il convient d’attendre le lancement officiel du Galaxy F. Néanmoins les estimations s’accorderaient sur le fait que le prix du Galaxy F pourrait avoisiner les 2 millions de Yens, soit environ 1560 euros.

    Par ailleurs, il serait apparemment prévu que Samsung mette dans un premier temps 1 millions de smartphones pliables à la vente, avant d’éventuellement en produire beaucoup plus, après observation. Cela démontre bien que le leader supposé de ce marché préfère rester raisonnable sur ses ambitions d’inonder le marché avec un produit qui n’a pas encore trouvé sa clientèle et qui, c’est un risque envisageable, ne la trouvera peut-être pas.

    Les autres smartphones pliables à venir en 2019

    Nous avons laissé une grande place dans cet article au FlexPai de Royole et au Galaxy F de Samsung, pour la simple raison qu’ils sont l’un et l’autre les pionniers de ce que pourrait être cette nouvelle ère technologique.

    Mais le monde de l’innovation est fait de surprise, et il ne faudrait surtout pas laisser de côté les concurrents directs de ces deux entreprises, lesquels, à n’en pas douter, doublent d’efforts pour se positionner aussi rapidement et efficacement que possible sur le marché des smartphones pliables.

    Le Mobile World Congress (MWC) 2019, qui se tiendra dans quelques jours à Barcelone, sera à n’en pas douter une étape décisive pour beaucoup.

    Mais qu’ils aient ou non annoncé la présentation de leur smartphone pliable à la MWC, il est impossible de ne pas revenir sur les ambitions des 3 géants que sont Apple, LG et Huawei et de leurs principaux concurrents. Tous sont pour l’instant restés très discrets sur cette question, mais pourtant quelques éléments laissent présager d’une guerre commerciale à venir.

    Le smartphone pliable d’Apple

    Il y a moins d’un an, en mars 2018, Forbes posait encore la question de savoir qui de Samsung ou Apple gagnerait la course du smartphone pliable.

    Ironie du sort bien sûr, puisque même si l’avancement du projet est décrit dans cet article comme étant encore à un stade proche de la science-fiction, on sait désormais que ni Apple ni Samsung n’a gagné cette bataille.

    Où en est la marque à la pomme dans l’avancement de tels projets ? C’est bien simple : personne ne le sait. Mais on est habitué à ce qu’Apple entoure ses nouveaux projets de la plus grande discrétion. La seule chose qui nous met la puce à l’oreille concernant l’intérêt d’Apple pour cette nouvelle technologie, c’est une information relevée par le blog de référence Patently Apple .

    La firme aurait en effet revu et corrigé un brevet vieux de quelques années, en lui ajoutant des éléments qui concerneraient, entre autres, un écran pliable.

    On ne sait pas si Apple compte un jour utiliser ces brevets, qui pourraient tout aussi bien être utilisés dans un autre domaine, ou pour d’autres produits. On sait par exemple que les iPhone XS et XS Max sont dotés d’écrans flexibles, mais non pliables. Quoiqu’il en soit, l’information a fait le tour du web, et si elle n’éclaire pas précisément sur les ambitions d’Apple, le fait est que le monde entier continue de spéculer sur un éventuel smartphone pliable d’Apple.

    Un smartphone pliable et rabattable pour LG

    LG est elle aussi restée particulièrement discrète sur la question des smartphones pliables. Et nous serions encore dans une obscurité totale sans l’observation d’un dépôt de brevet par Let’s Go Digital .

    Difficile à ce point de dire si le prototype envisagé par LG semble plus viable que celui de ses concurrents, mais on peut néanmoins lui laisser l’honneur de proposer là une idée unique. Le smartphone pliable de LG s’ouvrirait en deux, disposant sur l’une des parties d’une troisième surface pliable et étirable.

    L’écran sera-t-il beaucoup grand que ceux des concurrents ? LG ne prend-il pas un risque majeur en proposant un fonctionnement qui semble encore plus compliqué que les autres à mettre en œuvre ?

    Aux dernières nouvelles, il faudra attendre fin 2019 pour que LG dévoile son smartphone pliable. Jusque-là, patience !

    Le smartphone pliable de Huawei

    On ne sait qu’une chose à propos du smartphone pliable de Huawei : que le projet nous sera présenté à l’occasion de la MWC 2019 à Barcelone. Rien n’a fuité, et les seules informations reposent sur ce tweet de l’entreprise le 1er février.

    Certains bruits de couloirs parleraient d’un écran bien plus grand que celui du Galaxy F, mais pour l’instant, rien d’officiel. Elément notable par contre, Richard Yu, le patron de Huawei, se serait récemment positionné sur le fait que l’entreprise comptait doter son smartphone pliable de la technologie 5G.

    Motorola, Xiaomi, Lenovo et Oppo annoncent vouloir se lancer eux aussi dans le marché des smartphones pliables

    Ces entreprises auraient toutes déposé des brevets liés à la technologie des écrans pliables.

    Si Xiaomi est allée un peu plus loin que les autres, en mettant en ligne une vidéo de démonstration du prototype, l’entreprise Oppo aurait déposé pas moins de quatre brevets ces derniers mois, et se serait engagée à sortir son premier smartphone pliable avant 2020.

    Méta : vidéo de présentation du smartphone pliable de Xiaomi

    Il y a fort à parier que Motorola et Lenovo comptent elles aussi trouver bonne place dans ce marché. La première aurait en effet déposé 2 brevets en 2018, tandis que la seconde avait déjà affiché son avancée dans l’univers des technologies flexibles dès 2016 avec son écran connecté enroulable autour du poignet ainsi qu’avec sa tablette pliable.